Ménage de Printemps avec les huiles essentielles

Nettoyer, astiquer, ce n’est pas si anodin

C’est à la fin du XIXe siècle que chimistes et industriels mettent au point les premiers détergents. Au fur et à mesure, et notamment après la 2e guerre mondiale, grâce aux innovations techniques les produits ménagers se sophistiquent. Le boom du marketing contribue à enfler cette course à l’efficacité, au toujours plus propre et impeccable, dans une logique d’hygiène « pasteurienne » basée sur la destruction de tous les agents pathogènes (microbes, virus…). Au passage, on nous vend l’émancipation féminine (rien n’est moins sûr puisque aujourd’hui encore ces sont les femmes qui consacrent le plus de leur temps au ménage dans le foyer)* et le gain de temps : plus besoin de frotter, on effleure à peine la surface et tout est nickel, le produit fait tout. Oui mais à quel prix ? Les promesses de brillance et de propreté irréprochable de M. Propre et compagnie où tout est plus blanc que blanc ne sont pas sans conséquences : les produits sont de plus en plus concentrés, agressifs, abrasifs, chimiques, toxiques, bourrés de perturbateurs endocriniens.

Résultat, notre corps paye cher ces excès de zèle de fées du logis : sensibilité de la peau, allergies, espaces trop aseptisés qui  affaiblissent notre microbiome et donc notre immunité. Comme le met en évidence une étude norvégienne publiée dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine  (Février 2018)*, les personnes qui s’occupent du ménage (en l’occurrence les femmes) voient leur système respiratoire davantage affecté (asthme et apparition de symptômes respiratoires) que ceux qui sont moins exposés à ces produits.

Et d’après l’Agence de Protection Environnementale des Etats-Unis, l’air d’une maison est de 2 à 5 fois plus pollué que l’air extérieur, principalement à cause des produits ménagers utilisés (le comble !)

Les enfants aussi, plus fragiles, sont davantage exposés lorsqu’ils sont tous petits : ils se déplacent au sol et sont directement au contact avec les surfaces.  Les plus petits ont également une fréquence respiratoire plus élevée que les adultes, c’est pourquoi ils absorbent plus de particules contenues dans l’air. Tout cela peut interférer avec leur développement neurologique, endocrinien et leur système immunitaire.*

Les huiles essentielles font bon ménage avec les fées du logis

La solution ? Incorporer les Huiles Essentielles à nos produits ménagers à base de composants écologiques ou naturels nous permet de garder le maximum d’efficacité. Choisissez celles qui ont des propriétés antibactériennes, antivirales, fongicides & antiseptiques. L’avantage, c’est que leur spectre d’action est large et qu’elles s’attaquent aux «mauvais microbes » sans déséquilibrer notre métabolisme et nos fonctions. Les odeurs naturelles et puissantes permettent de profiter d’un intérieur agréable, avec des odeurs fraîches, une bonne odeur de propre et on peut jouer en variant la gamme des huiles. Attention toutefois à la quantité et à la qualité des huiles que vous utilisez. Veillez à écouter votre seuil de saturation (quelques gouttes suffisent, les huiles sont puissantes !) Il ne suffit pas non plus que votre huile soit bio. La traçabilité sur la distillation doit être irréprochable : exempte de solvants, métaux lourds et autres contaminants, sous peine de les retrouver dans votre environnement et vos poumons. Vérifiez bien les procédés et garanties des marques que vous choisissez. Pour ma part, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi doTerra : les huiles sont garanties pures et de qualité thérapeutique (label CPTG), sans pesticides, solvants, métaux lourds ou autres contaminants. Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article dans lequel je détaille précisément la démarche de la marque. Respectez également le dosage.

Cela fait plus de 10 ans que j’ai commencé à faire mes produits en mode DIY, en m’inspirant du Grand Ménage de Raffa et j’en suis totalement satisfaite.

Huiles essentielles Ménage Printemps Nettoyage doTerra

Recettes DIY, c’est parti !

Liquide vaisselle
Pour un flacon de 500 ml
1 cc de bicarbonate de soude (utilisez un entonnoir pour verser dans le flacon si besoin)
1/6e de savon liquide neutre (ou de liquide vaisselle biologique)
Remplir d’eau
15 à 20 gouttes d’huiles essentielles de votre choix  (consultez le tableau avec les propriétés ci-dessous)

Agiter doucement

Détartrant aux citrons
1 cc de bicarbonate de soude
3 cs d’eau
10 gouttes d’H.E. de Citron
10 gouttes d’H.E. de Limette (Citron vert)

Préparation
Versez l’eau et les huiles essentielles dans le bicarbonate de soude. Mélangez jusqu’à l’obtention d’une pâte. Frottez la zone concernée (sauf l’aluminium ou le métal qui réagit au bicarbonate) avec une petite quantité de pâte. Laissez reposer 20 minutes puis essuyez avec un chiffon humide.

Nettoyant multi-usages pour les sols / surfaces
4 l d’eau
2 cs de savon Castille liquide
5 gouttes d’H.E. de Pin Douglas
5 gouttes d’H.E. de Sapin blanc
5 gouttes d’H.E. de Cyprès
10 gouttes d’H.E. de Citron

Préparation
Ajoutez le savon et les huiles essentielles dans la bassine d’eau tiède. Versez un peu du mélange dans un vaporisateur pour le plan de travail. Utiliser un torchon ou une serpillière pour nettoyer les sols ou surfaces.

PROPRIÉTÉS DES HUILES ESSENTIELLES POUR LE MÉNAGE

HUILES ESSENTIELLES ANTISEPTIQUE ANTIBACTÉRIEN ANTIVIRAL Autres propriétés
Citron
(Citrus limon)
*** *** *  
Eucalyptus
(Eucalyptus radiata, Eucalyptus globulus)
* ** ***  
Menthe poivrée
(Mentha piperita)
* * * Fongicide
Vermicide
Sapin
(Abies balsamea)
**      
Citronnelle
(Cymbopogon nardus ou Cymbopogon winterianus)
* *   Répulsive d’insectes
Pamplemousse
(Citrus paradisii)
Antiseptique aérien    

Artillerie lourde

HUILES ESSENTIELLES ANTIBACTÉRIEN ANTIVIRAL Autres propriétés
Arbre à thé / Tea Tree / Melaleuca
(Melaleuca alternifolia)
***
Antibactérienne à large spectre d’action
** Fongicide **
Parasiticide **
Cannelle ou Cassia
(Cinnamomum cassia ou Cinnamomum verum)
****
Antibactérienne à très large spectre d’action
*** Fongicide ***
Parasiticide ***
Thym
(Thymus vulgaris)
***
Antibactérienne majeure à large spectre d’action
***  
Girofle
(Eugenia caryophyllus)
***
Antibactérienne très puissante à large spectre d’action
*** Fongicide ***
Parasiticide ***

Si vous n’avez pas l’âme d’un chimiste en herbe ou que vous avez choisi de déléguer votre ménage, -prenez soin de cette personne!- doTerra propose des mélanges et une gamme exclusive pour le ménage :
Le Mélange PURIFY
qui contient Citron, Pin Sibérien, Citronnelle, Limette (citron vert), Arbre à thé &  Cilantro (feuilles de coriandre) – A diffuser ou à utiliser dans un détergent pour les sols par exemple.

Le Mélange protecteur ON GUARD à base de Cannelle, Orange douce, Romarin, Clou de Girofle & Eucalyptus. A diffuser ou à ajouter à votre détergent maison.
La gamme complète pour le ménage à base du mélange On Guard comprend une lessive liquide, une mousse lavante pour les mains et un nettoyant concentré pour les surfaces.

Pour plus d’informations sur les produits doTerra, pour les découvrir, les tester ou pour adhérer en bénéficiant de -25% sur tout le catalogue, contactez-moi. Je serai ravie de vous renseigner !

Alors, prêts pour le grand ménage de Printemps ?

 

* Sources :

Tâches ménagères : les inégalités ont la vie dure, Le Monde (29/10/2015)
ATSDR Case Studies in Environmental Medicine, Principles of Pediatric Environmental Health
“Cleaning at Home and at Work in Relation to Lung Function Decline and Airway Obstrucion”, American Journal of Respiratory & Critical Care Medicine (Février 2018)
 Faire le ménage affaiblit les poumons autant que la cigarette

 

Porridge de sarrasin – sans gluten

Le porridge est pour moi un souvenir d’enfance.

Ma mère, à l’époque où elle était étudiante, l’avait rapporté dans ses bagages après une année passée en Angleterre.
Au même titre que la semoule de blé, c’était notre plat unique les soirs où mes parents invitaient des amis à dîner.
Quelques raisins secs, ou du miel et un peu de lait froid, sobre et minimaliste. Rien à voir avec les bols débordants colorés et hyper-gourmands qui défilent sur Instagram aujourd’hui.
Et pourtant, malgré cette simplicité, c’était un petit bol tout doux et savoureux qui se mangeait facilement et avait paradoxalement le gout des soirées chaleureuses mêlé à l’excitation des jours de fête.
Ajoutons à cela que mon père nous vantait son pouvoir nutritif hors-pair : un bol au petit-déjeuner nous garantissait des victoires au lancer de tronc en Écosse. Même si j’étais souvent en kilt pendant mon enfance, je me voyais mal troquer mes stylos contre un « caber » et annoncer à mon institutrice que je migrais dans les Highlands en mode compétition! Mais j’aimais bien l’idée d’être une fille et me sentir investie d’une certaine puissance.

Revisiter le porridge, c’est un peu comme magnifier la madeleine de mon enfance : en garder l’essence tout en y ajoutant des petites touches gourmandes au gré de l’humeur et de la saison.

Comfort food d’hiver par excellence, il est parfait pour le petit-déjeuner, le brunch ou au goûter. Et à l’heure où j’écris, le Printemps a déjà pointé, mais la fraîcheur ambiante invite à faire gonfler les flocons pendant quelques jours encore. Je vous livre ici une recette sans gluten mais avec tellement de plaisir!

Ingrédients pour 1 personne :
– 20 g de flocons de riz
– 20 g de flocons de sarrasin
– 150 ml de lait de sarrasin + 50 ml (ou de noisette qui se marie aussi très bien avec le blé noir)
– 1 cs de purée de noisette
– 1 cc de pollen
– 1 abricot sec (ou une datte medjool)
– quelques lamelles de poire pochée ou cuite au four

Porridge sarrasin sans gluten

Dans une petite casserole versez les 150ml de lait avec les flocons et couvrez. Mélangez régulièrement à feu moyen jusqu’à ce que la préparation soit crémeuse.
Versez dans un bol et ajoutez les 50 ml de lait froid. Vous pouvez détendre légèrement le porridge. Moi j’aime bien quand il y a cette petite surface lactée, cela fait, je trouve, toute la différence. Le porridge va continuer à absorber le lait. Ajoutez ensuite l’abricot sec coupé en petits morceaux, la cuiller de pollen, celle de purée de noisette et les lamelles de poire.

Et voilà, on s’émerveille devant cette beautyfood et on passe à l’attaque 🙂

Le Printemps Ayurvédique

Le Printemps rime avec nouvel élan, expansion. Après les énergies dormantes de l’hiver, la sève circule à nouveau dans les végétaux tout comme l’énergie dans notre corps. C’est le moment de nettoyer nos intérieurs : nos lieux d’habitation et nos corps et de renouer avec nos projets créatifs, notre élan de vie. Comme une nouvelle naissance à nous-mêmes.

Atelier Yoga Printemps Temesira

Côté météo, les beaux jours reviennent, le soleil se montre plus souvent et plus longtemps, les températures augmentent mais il reste encore beaucoup d’humidité dans l’air. Selon la loi des correspondances, ce qui est dehors est comme ce qui est dedans. On peut donc retrouver ce trop plein d’humidité dans notre corps.

En Ayurveda, le Printemps correspond au dosha Kapha -Eau et Terre-  de nature onctueuse, liquide, collante, fraiche et lourde. Kapha -lorsqu’il est équilibré-, correspond aux qualités d’ancrage, de stabilité, d’endurance, de soutien, de force, tant sur le plan physique que sur le plan émotionnel (générosité, sécurité, abondance).  Or la chaleur montante du Printemps vient liquéfier Kapha accumulé dans le corps pendant l’hiver. C’est la raison pour laquelle cette abondance de fluides dans le corps peut nous rendre sujets à divers refroidissements et allergies (rhume des foins) et entraîner la stagnation de la circulation lymphatique, de la fatigue ou une sensation de lourdeur.

Il est important en cette saison de stimuler le feu digestif et d’alléger notre corps. Pour cela, c’est très simple, la nature est en synchronie avec nos corps : consommez local et regardez ce que la saison nous apporte. Plutôt qu’une cure detox drastique, privilégiez les saveurs amères et astringentes (endives, artichauts, pissenlit, chicorée, salade trévise…). Evitez les aliments trop gras, trop lourds et trop sucrés. Mangez de préférence léger, chaud et des aliments cuits. Pour favoriser une bonne digestion, buvez de l’eau tiède au gingembre un peu avant le repas. Et bien sûr, incluez un peu d’exercice physique dans votre routine.

Jus fraise, pomme, carotte, banane, noix du Brésil

Voici ma recette chouchou de jus de fruits du Printemps.
Celui qui m’a accompagné, le plus souvent dès le saut du lit, au p’tit déj.

Il est tout orangé, premier rayon de soleil de la journée, plein d’énergie, un peu sucré et acidulé à la fois.

La noix du Brésil est une petite pépite championne en terme d’anti-oxydants : vitamine E et sélénium (un oligo-élément qui protège nos cellules du stress oxydatif). Une seule noix comble nos besoins quotidiens en sélénium!

La bonne nouvelle, c’est que la saison de la fraise dure jusqu’à septembre, donc ce plaisir printannier peut s’étirer et se prolonger jusqu’à la rentrée.

Fraise urbaine sur mon balcon 🙂

 

Ingrédients pour 2 verres :

Choisissez vos fruits et vos légumes bio ou de vos petits producteurs préférés, c’est mieux !

4 ou 5 fraises (les Charlotte sont tops pour cette recette)
1 carotte
1 banane
4 noix du Brésil
30 cl de jus de pomme

 

Vous pouvez mettre un peu avant de mixer les noix du Brésil à tremper dans le jus de pomme.
Et puis tout simplement on verse les fruits et légumes grossièrement coupés dans le bol du blender avec le jus de pomme et les noix.

Bzzzz, bzzzz, bzzz. Et c’est prêt !

jUICE Fraise Banane Pomme Carotte Noix Brésil

Carpaccio de radis roses à la bergamote

Le Printemps à peine débarqué fait déjà mine de se faire la malle. Nôoonn…! 🙁 Alors pour le faire revenir, on peut faire la danse du soleil, mais on peut aussi faire un carpaccio rose et acidulé en rapportant une belle botte de radis du marché !

Eh oui, pour changer des traditionnels beurre et fleur de sel pour les accommoder, je me suis laissée inspirer par le hors-série « Fêtes végétariennes au quotidien » du magazine Kaizen. Ce numéro est haut en couleurs et en créativité, avec notamment la participation de Linda Louis que j’aime beaucoup pour son inventivité à cuisiner les légumes tout en conservant leur authenticité.

Cette recette est rapide, facile, fraîche et originale grâce à la petite touche de bergamote.

Ingrédients :
1 botte de radis roses
(avec les fanes vous pouvez préparer une soupe onctueuse  en mode zéro déchet, à déguster chaude ou froide)

Pour la vinaigrette :
1 cs vinaigre umeboshi (n’ayez pas la main lourde, il est très salé !)
1 filet de jus de citron
1 filet d’huile d’olive
1 gouttes d’HE (huile essentielle) de bergamote*  (là aussi, maxi précision de rigueur, ne laissez pas plus de gouttes s’échapper, ce serait immangeable!) Si c’est trop, vous pouvez aussi commencer par doser avec un cure-dent en bois pour prélever l’huile essentielle et l’ajouter à la vinaigrette.

Pour décorer : 2 cc de nigelle

 

Laver et couper les radis en fines rondelles.
Mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette et verser sur les radis. Saupoudrer des graines de nigelle.

Placer au frais avant de servir.

 

*Attention, si vous êtes enceinte, l’utilisation des huiles essentielles par voie orale est à proscrire. Vous pouvez remplacer l’HE par le jus d’une demie bergamote fraichement pressé, ou par des zestes de bergamote frais ou déshydratés si vous en avez sous la main.

Radis à la bergamote

Alors, qui c’est qui pimp son prochain pique-nique avec son carpaccio végétal?!!

 

Source : Kaizen HS recettes veggy